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Profitez De L’été Pour Préparer Vos Dossiers De Financement!

Profitez de l’été pour préparer vos dossiers de financement!

L’été est enfin arrivé, et avec lui, la tentation du farniente et des caïpirinha sur une plage de sable fin à Punta Cana se faisant terriblement forte pour l’indé (il s’agit d’une simple tentation à laquelle de rares élus pourront céder, l’indé ayant souvent trop de préoccupations pour pouvoir se permettre de s’éloigner de plus de 200km de son bureau).

 

Alors que les sollicitations se font moins pressantes et que l’urgence des demandes se fait moins urgente, il est tout naturel de s’intéresser aux questions qui ne sont pas urgentes pour l’entreprise mais qui n’en sont pas moins essentielles.

 

A ce titre, l’indé peut profiter des quelques jours de répit qu’il aura pu s’octroyer pour réfléchir à la question du financement de son entreprise. A chaque moment de la vie de son entreprise, un financement spécifique peut en effet lui être octroyé, ce qui lui permet d’investir ou de se développer.

 

Dans cet article, nous envisagerons certains de ces mécanismes, sans cependant prétendre à l’exhaustivité. En effet, le financement est explosé tant s’agissant des mécanismes (prêts, crédits-d’impôts, subventions, levée de fonds) que s’agissant des interlocuteurs (banques, BPI, business angels…). En réalité, bien souvent, l’indé n’aura connaissance des aides spécifiques propres à un secteur d’activité (biotechnologies, jeu vidéo, plateforme de mise en relation…) qu’en entrant en contact avec d’autres acteurs du secteur, la Chambre du commerce et de l’industrie ou en intégrant une pépinière.

 

Sur ce sujet, pour la réussite de son activité, l’indé a un devoir de s’informer… et un devoir de ne pas s’éparpiller, au risque de perdre de vue son projet originel.

 

Puisque la rentrée sera chargée de projets, autant réfléchir dès à présent aux moyens de les financer! Pour vous y aider, Indielex liste pour vous les principales familles de financement envisageables :

 

L'apport en capital des associés

L’étape de la définition du capital social de la société ne doit jamais être prise à la légère. Le capital apporté à la société par les associés est en réalité la toute première source de financement de l’entreprise. Elle est déterminante dans la répartition des droits des associés, constitue un gage de crédibilité auprès des partenaires… et conditionne bien souvent l’accès à d’autres types de financement. Plutôt que de constituer une société au capital de 1 euro, un apport d’une dizaine de milliers d’euros peut s’avérer stratégique pour la suite!

 

Les aides et les subventions

La BPI recense 93 aides différentes, dont 66 pour les seules entreprises de moins de 3 ans. Chacune de ces aides cible spécifiquement un type de bénéficiaire et une finalité, fixe des prérequis spécifiques et est limité à un montant différent. Citons à titre d’exemple la bourse French Tech, la bourse transmission, les financements du fonds national pour la société numérique, la participation du fonds d’investissement BPIFRANCE au capital développement, les prêts vert et robotique… et même des solutions de crowdfundings!

 

Bien sûr, la BPI n’est pas le seul interlocuteur en la matière, l’indé étant confronté sur ce sujet à un réel maquis qu’il devra affronter en étant bien accompagné.

 

La levée de fonds

La levée de fonds est souvent envisagée comme la consécration de l’indé, une forme de reconnaissance de la qualité du projet par des investisseurs. En effet, la levée de fonds a ceci de vertueux qu’elle augmente les fonds propres de l’entreprise et associe à l’indé des investisseurs (souvent experts du domaine) qui ont le plus grand intérêt à faire prospérer l’entreprise… le tout, sans coût direct pour l’entreprise! Cependant, l’indé doit veiller à être particulièrement bien conseillé dans la conduite d’une levée de fonds pour éviter de perdre le contrôle de son entreprise.

 

En effet, lorsque des fonds sont levés, les investisseurs deviennent associés de l’indé. A ce titre, ils disposent d’un droit à rémunération sur le bénéfice de l’entreprise et d’un droit de vote qui leur permet d’influer sur ses choix. L’indé accepte ainsi de partager les bénéfices de son activité avec des tiers sauf à racheter leurs parts au prix fort et de rendre des comptes aux investisseurs quant à ses choix de gestion.

 

Les prêts d'honneur

Différents types d’interlocuteurs peuvent être amenés à proposer des prêts d’honneur. Ces prêts à taux 0% sont particulièrement bienvenus pour permettre le financement et le démarrage de l’activité.

 

Les prêts participatifs

Le prêt participatif a ceci d’ingénieux qu’il n’est pas considéré comptablement comme un endettement de l’entreprise. L’intégralité du prêt participatif est intégrée aux fonds propres de l’entreprise, sans modification de la répartition des droits de vote ou du capital social. Ainsi, la structure financière de l’entreprise est largement renforcée et l’importance des investissements ultérieurs par augmentation de capital est diluée.

 

En pratique, cela signifie que l’investisseur qui apporterait un financement dans le cadre d’une levée de fonds aura un poids moindre s’agissant des droits de vote et de la participation aux résultats. Les organismes bancaires et la Banque Publique d’investissement peuvent consentir des prêts participatifs.

 

Les prêts

Si aucune des solutions envisagées précédemment ne s’applique, le mécanisme traditionnel du prêt demeure un formidable levier pour l’entreprise qui souhaite investir. Le prêt bancaire ou inter-entreprise peut ainsi prendre des formes très diverses (crédit d’exploitation, crédit d’investissement, crédit-bail, investissement en obligations convertibles…). La seule limite de ce mécanisme est sa rigidité et son coût pour l’entreprise.

 

Les crédits d'impôts

Lorsque le financement est réussi, l’indé peut espérer un développement de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Si cette perspective est toujours rassurante, elle induit également une augmentation de la pression sociale et fiscale. Pour permettre aux entreprises de se concentrer sur le développement de certains projets, différents dispositifs d’accompagnement ont été mis en place.

 

Parmi les plus populaires, on peut citer l’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise (ACCRE), le statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI), le Crédit d’Impôt Recherche (CIR), le Crédit d’Impôt Innovation (CII), le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE)… Ces dispositifs permettent d’exonérer l’entreprise en totalité ou en partie des charges fiscales et sociales auxquelles elle est assujettie.

 

Conclusion

On l’aura compris, le recours à un financement extérieur peut intervenir aux différents instants de la vie de l’entreprise. Il vous appartient désormais de déterminer la forme de financement qui convient le mieux à votre projet.

 

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